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dimanche 19.09.2010, 05:16 - La Voix du Nord
Cent ans, dix-huit trous et toutes ses dents. A l'heure d'entamer un nouveau siècle, le Golf du Sart organise un grand week-end festif et jette un regard plein d'humour sur son histoire, sous la forme d'un ouvrage original et décalé, concocté par le souriant président, Jean-François Toulemonde.
Ne tournons pas autour du mat, comme une balle capricieuse infligeant une horrible « virgule » (c'est à dire faire le tour du trou sans y rentrer) au joueur déconfit. Oui, le golf est un sport d'initiés, associé depuis toujours à un certain art de vivre et des valeurs socialement identifiées.
Et alors ? Tout cela n'empêche pas la bonne humeur et l'ouverture progressive au plus grand nombre. Témoin l'histoire séculaire du Golf du Sart, née dans les dévers de l'aristocratie, poursuivie sous la férule inspirée de la bourgeoisie textile roubaisienne avant de plonger joyeusement dans l'ère moderne. En familles toujours, mais en conviant volontiers les « pièces rapportées ».
Cette saga méritait d'être contée aux quelque 600 membres actuels, non seulement pour laisser une trace, mais aussi pour permettre aux nouveaux venus (environ 10 % de renouvellement chaque année) de s'intégrer plus facilement. Car le Golf du Sart n'est pas qu'un simple parcours, aussi verdoyant et subtil soit-il. Il incarne une part de l'histoire de la métropole lilloise, malicieusement décrite dans un album promis à une bel avenir :Sartourix et Metropolus. L'oeuvre, car c'en est une, est le fruit de l'imagination fertile d'un personnage haut en couleur. Dans la vraie vie, Jean-François Toulemonde affiche avec bonhomie des origines plaisantes et réputées. Sourire facile et oeil qui frise, le président du club, investi en 2006, ne pouvait laisser passer l'occasion du centenaire sans marquer le coup. Une soirée dansante ? Bien sûr ! Des compétitions qui réuniraient tous les adhérents du jeudi au dimanche ? Et comment ! Mais ne fallait-il pas aller plus loin, dans un registre, disons plus original ? « L'idée m'est venue comme une évidence, s'anime Jean-François. Notre golf est comme un camp retranché au milieu de la métropole, un îlot de calme et de verdure coincé entre l'autoroute et l'urbanisation galopante. En clair, une sorte de village gaulois ». Bon sang mais c'est bien sûr, la voilà, la bonne trouvaille : raconter la glorieuse épopée à la manière d'Astérix et Obélix. Dans le rôle de René Goscinny, mais aussi du héros Sartourix, Jean-François Toulemonde égrène non seulement une foultitude d'anecdotes historiques (par exemple comment la gendarmerie ambitionnait, en 1968, de récupérer le fort sis au niveau de l'actuel départ du 12), mais parsème le récit de gags et jeux de mots tout aussi savoureux. La réalisation, elle, est à mettre au crédit d'Armand Boittiaux. Une jolie réussite qui, espérons le, sortira du « camp lillois » pour s'ouvrir à tous les regards.
PAR LAURENT WATIEZ
villeneuvedascq@lavoixdunord.fr PHOTO LA VOIX
jeudi 25.02.2010, 05:08 - La Voix du Nord